Hamlet

Shakespeare revisité par le grand opéra français. Un chef-d’œuvre inexplicablement oublié reprend vie.

Opéra en cinq actes d’Ambroise Thomas - 1868
Livret de Michel Carré et Jules Barbier d’après Shakespeare Éditions Choudens

 

Ambroise Thomas a sans doute eu le tort d’être l’un des compositeurs les plus fêtés de son temps, le Second Empire. Il est ainsi devenu la bête noire des jeunes générations qui attendaient leur tour et se démenèrent pour le faire oublier. Hamlet n’en est pas moins un authentique chef-d’œuvre, soulevé par l’inspiration. Tous les personnages brûlent la scène, à commencer par la touchante Ophélie, tout en reflétant, chacun à sa manière, l’âme sombre du héros. Frank Van Laecke a conçu une mise en scène qui nous offre un éloquent théâtre dans le théâtre pour donner vie aux pensées de Hamlet et à son destin.

NANTES THÉÂTRE GRASLIN

Septembre 2019 
Samedi 28 à 18h
Dimanche 29 à 16h
Octobre 2019
Mardi 1er à 20h
Mercredi 2 à 20h
Vendredi 4 à  20h

 

ANGERS GRAND THÉÂTRE

Novembre 2019
Dimanche 24 à 16h
Mardi 26 à 20h

 

RENNES OPÉRA

Novembre 2019
Mercredi 6 à 20h
Vendredi 8 à 20h
Dimanche 10 à 16h

 

 

Opéra en français, surtitré

 

Durée : 3h

 

Nouvelle production 

Coproduction Opéra de Rennes, Angers Nantes Opéra

 

Ouverture des locations mardi 27 août 2019

Distribution

Direction musicale Pierre Dumoussaud
Mise en scène Frank Van Laecke
Décors et costumes Philippe Miesch
Lumières Frank Van Laecke et Jasmin Šehič 
Chorégraphie Tom Baert

 

Hamlet Kevin Greenlaw (28 septembre, 1er et 4 octobre à Nantes) et Charles Rice (29 septembre et 2 octobre à Nantes et 24 et 26 novembre à Angers)
Ophélie Marie-Eve Munger (28 septembre, 1er et 4 octobre à Nantes) et Marianne Lambert (29 septembre et 2 octobre à Nantes et 24 et 26 novembre à Angers)
Gertrude Julie Robard-Gendre
Claudius Philippe Rouillon
Laërte Julien Behr
Le spectre Jean-Vincent Blot
Marcellus Florian Cafiero
Horatio Nathanaël Tavernier

 

Orchestre National des Pays de la Loire - Direction musicale Pascal Rophé
Chœur d’Angers Nantes Opéra - Direction Xavier Ribes
 

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Nantes
sep
samedi 28
18:00 Nantes
dimanche 29
16:00 Nantes
oct
mardi 1
20:00 Nantes
mercredi 2
20:00 Nantes
vendredi 4
20:00 Nantes
Angers
nov
dimanche 24
16:00 Angers
mardi 26
20:00 Angers

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HAMLET...                      EN 5 ANECDOTES

1°Le compositeur sur son île déserte                                                                  C’est son ami Hyacinthe du Portal du Goasmeur, un aimable mécène, qui lui avait fait découvrir la Bretagne et qui, par l’entremise de sa sœur, lui permit d’acquérir Illiec, l’une des petites îles encore désertes de l’archipel du Buguélès, dans les Côtes d’Armor. À partir de 1876, Ambroise Thomas y fait construire par l’architecte Clerget une maison, non sans mal d’ailleurs, car la mer n’est pas toujours clémente sur la côte de granit rose. Il faudra des digues de protection pour sécuriser le manoir sans prétention du grand musicien, un lieu de repos pour lui car il n’y compose guère. Après sa mort, sa veuve y recevra de nombreux amis. Puis la maison et l’île seront cédées, en 1937, au célèbre aviateur Charles Lindbergh.

2°Un Hamlet collectionneur d’art                                                                             Sur la scène de l’Opéra et de l’Opéra-Comique, à Paris, il fut le grand baryton des années 1860 à 1880, chantant Méphisto, Don Giovanni, Escamillo, Figaro et bien d’autres rôles encore. Jean-Baptiste Faure était un interprète si émouvant, si intense, si exigent envers lui-même, qu’Ambroise Thomas n’hésita pas à changer pour lui la tessiture du rôle-titre d’Hamlet, initialement pensé pour un ténor. Mais on a oublié que cet artiste formidable fut en outre le collectionneur inspiré d’un art qui était alors à la pointe de la modernité. Les tableaux impressionnistes dont il s’était rendu acquéreur firent grand effet lors de la vente qui eut lieu peu après sa mort en 1914. Il possédait notamment plusieurs toiles de son ami Edouard Manet, dont un portrait de lui-même en costume de Hamlet. 

3°À Nantes, la casquette de Guillemot                                                                     Au Théâtre Graslin, le baryton vedette des années 1870 s’appelait Guillemot. Il fut bien entendu le Hamlet de la création locale, en avril 1877, neuf ans après la première parisienne. A cette occasion, Etienne Destranges rapporte le succès de l’ouvrage et une anecdote des plus amusantes : « Ce fut un triomphe véritable. L’excellent artiste fut couvert de palmes et de couronnes. Un incident assez comique signala la représentation. On vit, tout à coup, un spectateur des quatrièmes se lever en s’écriant : ‘ Tiens Guillemot, je n’ai que ma casquette à te donner ; la voilà ! ‘, et il jeta son couvre-chef sur la scène. Ce bizarre hommage fut des plus sensibles au baryton qui conserva toujours la casquette graisseuse de son humble admirateur. » Ajoutons qu’un an auparavant, le 25 avril 1876, Guillemot avait été blessé dans l’incendie du Théâtre des Arts de Rouen, survenu mois d’une heure avant son entrée scène dans le même rôle d’Hamlet.

4°Un autre Hamlet... nantais                                                                               L’histoire a retenu du compositeur Aristide Hignard qu’il mit en musique, à Paris dans les années 1850, de petits opéras-comiques dont le jeune Jules Verne lui fournissait les livrets. Les deux jeunes gens étaient tous deux nés à Nantes, à six ans d’intervalle, et ils devaient rester d’excellents amis. En 1868, Hignard entreprend la composition de ce qu’il espère être son passeport pour le succès, un « grand » opéra, Hamlet, qu’il va peaufiner avec beaucoup de soin. [...] Le 21 avril 1888, le Hamlet du compositeur nantais est [...] créé, au Théâtre Graslin, et remporte un succès qu’on devine teinté de chauvinisme. Certains journalistes se sentent obligés de dénigrer l’ouvrage de Thomas. Peine perdue. Cette création restera sans lendemain et Hignard mourra, dix ans plus tard, sans avoir revu son opéra sur scène – où il n’a jamais reparu depuis lors.

5°Nos Ophélie d’outre-Atlantique                                                                  Aucun rôle n’est plus typiquement français que celui d’Ophélie dans le Hamlet d’Ambroise Thomas. L’héroïne de Shakespeare y est une soprano colorature dans la grande tradition de notre opéra romantique et post-romantique. La Fille du Régiment de Donizetti, Dinorah dans Le pardon de Ploërmel, Lakmé, Olympia dans Les contes d’Hoffmann, toutes sont des sopranos légers, suraigus et agiles. [...] « Nos » Ophélie, dans cette nouvelle production d’Hamlet nous viennent cependant d’Amérique du Nord. Mais elles sont bel et bien francophones et elles chantent notre langue avec un perfectionnisme dans la diction qui ravira les puristes. Marianne Lambert était la saison dernière la fée de la Cendrillon de Massenet sur nos scènes de Nantes et Angers. Et sa consœur Marie-Eve Munger, elle aussi québécoise, a débuté dans le même rôle, presque autant périlleux que celui d’Ophélie, la saison dernière au Lyric Opera de Chicago.

Autour du spectacle

• GARDERIE 

 

Angers Nantes Opéra met à votre disposition une garderie pour vos petits (à partir de 2 ans) le dimanche 29 septembre à 16h (Nantes) et le dimanche 24 novembre à 16h (Angers).

 

Vous avez la possibilité de réserver par téléphone jusqu'à une semaine avant la représentation en appelant au 02 41 24 16 40 (Angers) ou au 02 40 69 77 18 (Nantes).

 

 

• RENCONTRE AVEC LES ARTISTES 

 

Angers Nantes Opéra vous propose également d'aller à la rencontre des artistes après le spectacle, le dimanche 29 septembre à Nantes. Retrouvez-les au bord de la scène !